Oncofertilité

Contexte

L’amélioration de la prise en charge des cancers a permis, au cours des dernières décennies, d’augmenter la survie et l’espérance de vie des enfants et des adultes. Or certains traitements des cancers peuvent entrainer une baisse de la fertilité voire une stérilité.

Pour les nombreuses personnes qui n’ont pas commencé ou terminé de fonder une famille, la préservation de la fertilité est un enjeu majeur de leur qualité de vie après rémission.

Il est donc important d’envisager une prise en charge spécifique de préservation de la fertilité pour les patients atteints de cancer.

Il existe un contexte règlementaire et des recommandations nationales :  

  • La loi française prévoit que « en vue d‘une réalisation ultérieure d’une Assistance Médicale à la Procréation (AMP), toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou tissu germinal (…) lorsqu’une prise en charge médicale est susceptible d’altérer sa fertilité (…) » (Loi de Bioéthique du 06/08/04 révisée le 07/07/2011).

  • De plus, un arrêté prévoit que « toute personne devant subir un traitement présentant un risque d’altération de sa fertilité a accès aux informations concernant la possibilité de conservation de gamètes ou de tissu germinal (…) » (Arrêté du 3/8/2010 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques d’AMP)

  • L’action 8.1 du plan cancer 2014-2019  porte également sur l’accès à la préservation de la fertilité.

Différentes techniques de préservation permettent de prélever des gamètes ou des tissus germinaux qui seront conservés en vue d'une éventuelle utilisation à distance du traitement anti-cancéreux, dans le cadre d'une AMP. Il n'est bien sûr pas possible de garantir que l'utilisation ultérieure de ces cellules ou tissus prélevés soit un succès dans tous les cas. Mais cela permet toutefois de donner des chances aux patients qui le souhaitent de mener à bien un projet parental après la maladie, si leur fonction de reproduction ne le permet pas de façon spontanée.

Ces techniques de préservation ne peuvent être mises en œuvre que dans des centres autorisés à la préservation de la fertilité.

Une méconnaissance de la problématique de la fertilité en contexte d’oncologie, une méconnaissance des techniques possibles ou simplement une méconnaissance de comment faire en pratique, peut engendrer une prise en charge trop tardive, ou une absence de prise en charge de préservation de la fertilité.

Objectifs

Dans ce contexte, les professionnels de la région Pays de Loire et ONCOPL ont décidé de mettre en place une plateforme régionale de préservation de la fertilité dont les objectifs sont :

  • Informer et sensibiliser les professionnels de santé sur la notion de préservation de la fertilité avant un traitement gonadotoxique ;

  • Informer les patients sur leurs droits, sur les indications et les techniques de préservation de la fertilité

  • Uniformiser la prise en charge régionale en proposant un processus précis identifiant toutes les étapes de la prise en charge d’un patient de la consultation d’annonce jusqu’à la préservation de ses gamètes afin de :

    • Aider les médecins à orienter facilement leurs patients concernés

    • Systématiser la démarche de préservation de la fertilité

Méthode

La méthodologie de projet s’est appuyée sur 3 échelons : la cellule opérationnelle (1 ou 2 professionnels des 3 PMA agréés en oncofertilité, un praticien d’un centre anticancéreux et l’équipe ONCOPL), le Groupe de Travail Régional (multidisciplinaire, mis en place via les 3C) et le COPIL (membres du CA d'ONCOPL). Le groupe de travail régional est divisé en 3 sous-groupes: "processus", "information", "formation".

Résultats

Vous trouverez ci-dessous des documents produits par les groupes de travail et validés :  documents d’information, des documents d’aide à l’orientation ou à la décision pour orienter au mieux votre patient.

En pratique

Information